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Mercredi 5 juillet 3 05 /07 /Juil 13:28

&

Au bout de ce qui n'est pas le tour annoncé et même le tour tout court ou tout plein - mais une double boucle inattendue qui révèle des allures d' & et d'anneau de Moebius - il y a, pour nous, autant d'intensité à revenir qu'il y en eut à partir.

 

Nous étions prévenus qu'on ne fait pas le tour du monde mais nous ne comptions pas plus visiter un domaine comme on fait le tour du propriétaire.

Pour les tranches qui ont précédé, Paris-Pékin et Istanbul-Istanbul, consulter :

http://terbatu.over-blog.net

et

http://polykrom.over-blog.net



Par Amel & Sebastien - Publié dans : influx
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Samedi 17 juin 6 17 /06 /Juin 16:54

Retour au château.

Nous avons passé les remparts et les barrières pour retrouver le monde relativement ouaté et policé (et bien trop policier) de la vie en Europe occidentale. C'est l'impression que ça donne, en arrivant, sur les routes, au centre des villes, dans les boutiques, aux terrasses des cafés, dans les trains. Que de zones autour, sur le reste du globe, aux airs de terrains abimés et très vagues, pleins d'êtres, interdits, qui ne rencontreront et ne connaîtront jamais la vie et l'opulence d'ici.

 

Le sud de la France et Avignon pour décompresser puis Paris, dans quelques jours et pour quelques jours.

 

 

Par Amel & Sebastien - Publié dans : influx
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Mercredi 14 juin 3 14 /06 /Juin 11:47

Mais en Espagne, il y a les soirées et les nuits, ces heures de jour qui s'étire, au printemps, en été. A Caracas, la nuit tombe, tres vite, un peu apres six heures... Sortis des grandes artères, quelle sensation de se balader, pas loin de la Porta del Sol et de la gare Atocha, de ruelles en petites places, où les terrasses, pleines de rencontres, de fumets et de palabres, tiennent l'air et le pavé.

 

 

Par Amel & Sebastien - Publié dans : influx
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Lundi 12 juin 1 12 /06 /Juin 17:39

Nous avons atterri ce matin a Madrid, le tarmac etait tout empreint de la belle odeur des moissons qui ont deja commence - bles coupes et terre seche.

 

L'air du matin est encore plein de fraicheur printaniere, les magnolias sont en fleur... et nous trouvons encore un pas leger, malgre la fatigue et l'accumulation, pour decouvrir la ville... mais cette capitale espagnole est beaucoup plus massive que nous l'attendions - presque mastoc dans ses plus hauts lieux  - bulbe traumatique et racine du mal - centre nevralgique de l'aventure cahotique des terres que nous avons traversees.

Frissons nauseeux devant l'imposant palais royal, toujours occupe, toujours en activite, en pensant aux indiens du Chiapas, des Andes... et les mots terribles de Bartholome de Las Casas, en 1541, pour relater et denoncer le massacre des indiens, de la Floride au Bresil, qui resonnent et cognent dans nos tetes.

 

Pas desagreable mais pas evident de se retrouver en Europe, qui fait encore figure de grande forteresse. Une veritable envie de repos mais aussi la conscience indelebile que les peuples d'Amerique du Sud et d'Amerique latine souffrent et peinent. Le continent est loin d'etre une fete et la danse passe de moins en moins dans et entre les corps.

 

 

Par Amel & Sebastien - Publié dans : influx
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Vendredi 9 juin 5 09 /06 /Juin 21:38

Arrivee a Caracas, mercredi soir, dans le trafic de fin de journee. Nous rejoignons, en metro, le quartier de Sabana Grande ou nous atterrissons dans un hotel repute accueillant pour les voyageurs etrangers. Tres vite, le lieu s'avere etre un hotel de passe qui sert aussi d'epicerie de nuit, une vraie forteresse grillagee - aux chambres froides et deprimantes - au milieu de mauvaises boites de nuit, de la pauvrete, de l'errance, de la drogue et de la prostitution. Mais il est trop tard pour s'aventurer ailleurs...

Nous trouvons nettement mieux, le lendemain.

 

Ville etrange, bien peu stimulante, ou l'individualisme et la propriete isolent toujours plus. Centre vertical et banlieue instable et insalubre en expansion permanente, ville moderne et ville delabree, dont la traversee de l'histoire semble instable et houleuse, comme livree aux fluctuations des cours du petrole et aux lubies des pouvoirs qui se sont succedes. Difficile de trouver la les signes de la revolution que proclament les affichages du metro, les murs peints et les discours quasi-quotidiens de Chavez. Ce n'est pas ininteressant ce qu'il analyse et ce qu'il expose mais la revolution qu'il dit, sous cette forme de gouvernance, n'a pas lieu.

En matiere de discours, il s'agit plutot d'une sorte d'education populaire sur les modeles sociaux et economiques, doublee d'invitations a la comprehension du socialisme... en matiere de realisation politique, plutot de grandes reformes et de grands chantiers " pour le peuple et pour la patrie " en matiere de sante, d'alimentation, d'alphabetisation, de reseau routier, d'independance energetique, de souverainete nationale...

La presse nationale qui manque cruellement de profondeur, n'aide pas beaucoup a saisir les details, les precisions et les subtilites utiles a la comprehension des grands changements en cours. Quant aux gens rencontres jusque la, rares sont ceux qui en parlent.

 

Les quartiers les plus pauvres des villes que nous avons traversees, sont dans un etat deplorable. Il n'est pas rare, en tant qu'etranger, assimilable a un gringo, de se retrouver pris sous le feu de remarques agressives de gens dont la vie ne se transforme pas assez vite. Ces quartiers semblent encore acquis au parti de Chavez - aucun dirigeant ne leur a jamais parle ainsi, ne les a autant pris en consideration - mais cet homme a l'air trop seul et trop magistral dans son exercice du pouvoir.

 

 

Par Amel & Sebastien - Publié dans : influx
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Vendredi 9 juin 5 09 /06 /Juin 21:37

Billet d'avion pour Madrid en poche - vol prevu dimanche, au depart de Caracas - comme des gouttes d'eau, nous sommes alles terminer cette longue traversee amazonienne dans la mer des caraibes, a Santa Fe, petit village de pecheurs, situe au coeur du parc national Mochima, la cote et une trentaine d'iles coraliennes entre Puerto La Cruz et  Cumana.

Une eau - selon les coins, selon la luminosite, le sol et la profondeur - qui vire du turquoise a l'emeraude, des plages desertes - la haute saison court de decembre a fevrier - et une belle journee entre deux iles, sur des plages de sable ocre ou blanc, que nous partageons avec des bandes d'iguanes descendus des pentes, pour se chauffer le cuir sur le sable ou les rochers. Sebastien n'a pas manque de les flatter en les mitraillant de photos tandis qu'Amel se serait bien passee de leur compagnie.

Eponges, anemones et coraux (eventail, tuyau...) baignes de lumiere... nous ont eblouis de leurs formes et de leurs couleurs. Nous avons croise la, avec masque et tuba, des poissons papillon, des poissons trompette, des anges des caraibes, des oursins geants... bien d'autres encore, solitaires ou en banc d'une dizaine a plusieurs milliers.

Depuis le temps que Sebastien revait de plonger dans des eaux qui ressemblent a l'aquarium - plein de gupis, de neons, de scalaires, de laveurs de vitre... -  qui tronait chez sa bonne-maman, dans son enfance... c'est fait - une premiere inoubliable. Une premiere pour Amel aussi, qui surmontant sa peur des fonds marins rocheux - surtout quand on a pied - n'a reclame ni gants ni "meduse" et s'est jetee, la premiere, a l'eau. Impressionnant aussi de nager dans deux eaux, tantot chaudes, tantot froides, et qui ne se melangent pas. La diversite de ce monde, sur si peu de profondeur et si pres du bord, trouve peut-etre sa source dans ce phenomene.

 

 

Par Amel & Sebastien - Publié dans : influx
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